moi-aunrae

†~ ..Les Mots d'Aunrae.. ~†

Lundi 5 janvier 2009 à 5:32

http://fc82.deviantart.com/fs6/i/2005/075/5/1/Golden_fairy_by_Joly.jpg

INEXISTENCE

[Premier jet]

Petite fée voltigeait autour de ce corps étranger, pourtant plein de vie et de lumière.  Ailes étincelantes miroitant devant les yeux de la créature inconnue, chantant et dansant autour de son visage, se mêlant dans la forêt de ses cheveux sombres, mais le profane ne réagissait à aucune de ses attentions.  Tant fut son indifférence qu’elle se prit à détenir des pensées troublées, tant fut-elle qu’elle préféra s’écarter que s’évertuer.

Mais ainsi rabaissé à un vulgaire moustique, voir même une simple inexistence, ses yeux se voilaient de larmes.  Dans les sillages de sa peau nette et fine s’enchâssaient millièmes de larme en nombre indéfini, perçant l’inexactitude de sa vue pour apercevoir l’inconnue franchir l’arche de la forêt, du royaume, ignorant superbement le regard sanglotant posé sur elle.

Son départ enclencha la pluie, qui se mêla à la sueur des arbres et de leurs feuilles, qui se mêla aux larmes infimes de la damoiselle.  Les intempéries s’abattirent sans remords contre son corps gracile, affaiblie par la rudesse de ses sentiments.  Cependant, étendant son jugement, la pluie ne s’en déchaussa pas, et continua de déverser sa joie et sa moquerie.

« Est-ce que j’existe? » sanglota le petit être de chair et d’illusion, alors que même les précipitations ignoraient sa présence et ne mouillait sa peau.  « Suis-je réelle? » cria cette fois-ci l’éphémère personnage au ciel, la tête levée et les yeux criards.

Rien ne lui répondit, si ce n’était que la douleur que lui prodiguait ce dernier silence.  Les insectes la contournaient avec un naturel tant normal qu’irréfutable, l’étrangère aux airs de primate l’avait ignoré si bien qu’il n’était que plus assuré qu’il ne l’avait vue, ni même entraperçu, d’encore moins pressentie.  La brouilasse évitait son corps, les rigoles déviaient sur des cailloux sans jamais atteindre ses pieds, même si elle s’y évertua.

Toutefois ses craintes ne pouvaient être fondées, puisque qu’elle-même se sentait et se ressentait, se parlait et était apte à penser.  Elle avait la conscience d’être là, au moment présent et passé, dans le monde où elle siégeait, sous une pluie qui ne la touchait jamais.  Alors pourquoi ces craintes persistaient t’elle au-delà de sa conscience même ?  Une preuve aurait sans doute été suffisante, mais l’avait-elle seulement ? 

Rien de vivant et rien de mort ne semblait faire attention à elle… À tel point que…

« Je… n’existe pas. »

Imprécise créature sans existence. Illusoire bête dont personne n'a observé ni défini.

 

Publié par moi-aunrae

Samedi 6 décembre 2008 à 5:54

 Désobéir pour sauver.

(Fanfic de Loveless : Animé et Manga.)


Chapitre Deux : B

 

 

Il s'éveilla faiblement, ses paupières tremblants sous la force offert pour le réveil. Tout doucement son minois se crispait et ses poings se refermaient. Ritsuka ouvrait les yeux. Il reposait dans un petit lit simple, les draps lever soigneusement jusqu'à son torse. Son esprit embrumé ne prit pas immédiatement conscience du lieu, mais une odeur familière s'échappant de l'oreiller sur laquelle il était appuyé lui donna une indice. La senteur de Sôbi...

 

 

 

Quelques heures avant, Ritsuka s'était assoupis dans les bras de Sôbi. Ils n'avaient toujours pas atteint le studio, et même les paroles de Kyo n'avait pas réussi a l'extirper de son sommeil...

 

 

 

Sôbi avait poussé la porte de son pied, de manière à ne pas déranger le chaton cassé qui reposait dans ses bras. Même si Ritsuka n'aurait jamais pu l'avoué, son sommeil le trompait. Ses yeux clos n'arrivait pas à retenir une larme. Ritsuka... Il avait pleuré. Il avait pleuré là ou ses barrières étaient finalement baissé, là ou il ne pouvait pas les ériger. Sôbi avait déposé ses lèvres contre son front, l'embrassant très délicatement entre deux coupures, deux blessures. C'est à ce moment que la porte s'était refermé derrière lui.

 

 

 

Le bruit causé avait avertit Kyo de la présence de son colocataire. Lorsqu'il avait pénétré dans l'entrée pour l'accueillir, il n'avait pu que remarquer la position perverse de Sôbi envers Ritsuka.

- S... Sô-chan ? C'est l'enfant de la photo ?

- Kyo, je ne suis pas un pervers.
Avait-il répondu simplement avec la force de la routine, en voyant l'air bêta de l'étudiant.

- Tu mens ! Hé puis qu'est-ce qu'il fait ici ?

Sôbi n'avait rien répondu, préférant se rendre jusqu'à son propre lit, et d'y étendre l'enfant. Il avait, munie d'une grande délicatesse tendre, retiré ses souliers et sa veste, avant de remonter les draps contre lui. Par la suite, le guerrier avait quitté la chambre pour se rendre jusqu'à la salle d'eau, ou il avait rapporté sa trousse de soin. Ritsuka, toujours endormi, avait vue ses plais et ses blessures pansés et nettoyés.

Mais entre-temps, Kyo n'avait pas hésité pour tenter de prendre un peu d'attention...

- Sô-chan ! Il va dormir ici ? Mais il n'y a qu'un lit... !

- Tu prendras le sofa, avait répondu Sôbi, ailleurs. Je vais veiller sur lui.

- Qu'est-ce qu'il... qu'est-ce qui c'est passé ? Dis-moi pas que c'est ta faute ! Que tu l'as trop …


- Non. L'avait brusquement coupé Sôbi, qui avait détourné ses yeux de l'enfant endormi pour les déposés vers Kyo. Tu vois bien qu'il les a toujours. Et...je lui ai promis que j'attendrais qu'il ait assez grandit avant de les lui enlever.

- Pervers ! Pédophile ! C'est un crime ça tu sais ?
puis il s'était souvenu. Mais... pourquoi il est dans cette état alors ?

- Kyo, je ne suis pas un pervers. Et puis tais-toi. Il a besoin de repos.

Ses grands yeux bleus s'étaient déposé avec douceur sur Ritsuka. Kyo, vexé de ne pas détenir l'attention qu'il possédait d'habitude du à la présence du mioche, ne put que renfoncer sa sucette entre ses lèvres, et retourner au salon.

Mais désormais, Ritsuka avait ouvert les yeux. Toujours, son esprit embrumé ne prit pas immédiatement conscience du lieu. Mais sous l'odeur familière, celle de Sôbi, qu'il avait aisément reconnu, ses sens se déployaient peu à peu. Il arrivait maintenant à bouger la tête pour élargir son champ de vue. Ou était-il ? Chez Sôbi ? C'est à ce moment qu'une main se déposa sur sa tête, caressant ses cheveux du bout de leurs doigts. Le rouge grimpa lentement à ses joues, mais il referma ses yeux. Sous les draps, sa queue avait entreprit de se mouvementé tranquillement contre le matelas.

- Sôbi... ? Chuchota le garçon d'une pointe interrogative, malgré qu'il gardait les yeux clos.

 

 

 

Pourtant, aucune voix ne lui répondit, seul le mouvement de la main qui se déplaçait à sa joue lui prouva une réelle présence à ses côtés. Lentement, un souffle chaud s'approcha de son minois, avant que les lèvres de son combattant effleure les siennes dans un murmure.

- Je t'aime, Ritsuka. Pour toi, je ferais n'importe quoi. Je te protégerais... Les lèvres précédemment présente se déposèrent sur les lèvres de l'enfant à demi-éveillé.

Ses yeux s'ouvrirent enfin. Ses pupilles tremblaient simplement, alors qu'il écarta timidement les lèvres pour laisser Sôbi se rendre un peu plus loin, juste... un peu. La chaleur de ses lèvres, de sa main, la chaleur de ses yeux et de sa présence semblait lui apaisé son trouble. Ritsuka était toujours couché, mais Sôbi s'était à demi-penché vers lui. De fait, il tenta de mouvementé ses bras pour enlacer le combattant, cependant ce fut de bien vains efforts, ceux-ci lui semblèrent si ankylosés que les déplacer ne semblait qu'aggraver sa situation. Malgré leurs lèvres jointes, une plainte franchie ses lèvres pour tomber contre celles de Sôbi.

- M'ff...

Sentant son trouble, Sôbi s'écarta de son sacrifice, caressant sa joue du bout des doigts, les enlaçant autour d'une mèche avant de les rabaisser à son cou. Il inclina son minois jusqu'à le déposé contre sa joue, ses lèvres près de son oreille humaine. Sa main se déplaça lentement dans sa chevelure, caressant la pointe de ses oreilles plus félines. Ritsuka rivait ses yeux dans la nuque de Sôbi, le regard maintenu en biais. Ses pupilles tremblaient tout doucement.

- Tu as mal ? S'enquit-il avec douceur, ses propos murmurés et chuchotés, tandis que ses caresses se gardaient réconfortantes.

- O... Oui... S.. Sôbi ? Je... puis il se tut, enfouissant doucement son visage dans le cou du guerrier.

Répondant à sa demande silencieuse, les bras de Sôbi s'entourèrent autour de la silhouette de l'enfant drapé, alors qu'il s'étendit lentement au-dessus de lui. Il laissa l'enfant se blottir contre le corps qui l'enveloppa, jouant d'une main dans ses cheveux délicatement. Il le gardait contre son torse, contre son cou, alors qu'il sentait s'écouler une larme discrète contre sa peau.

- Sô-chaaan ! J'ai acheter le dî... Kyo se tut, scrutant la position du maître et du servant avec une lueur d'incompréhension. Il vit lentement les bras de l'enfant s'enlacer autour de la taille de Sôbi, pour agripper leurs doigts contre un pan de sa chemise. Il ne fut pas dupe, il les vit trembler.

Aussi «discrètement» que fut son arrivé, il recula à pas de casserole. Un sourire idiot et mal à l'aise traversa ses lèvres tandis qu'il releva une main à sa nuque.

- Dé... désoler ! S'en suivit une révérence, avant qu'il se redresse de suite. Je... Je vais préparer ce dîner... ! Héhé...Hé...Heu... Venez dans... Quand que vous voudrez, hein ! Heu... Pressez-vous pas ! Hé.. hé'ff...

Sôbi tourna lentement les pupilles sur Kyo suite à son interruption, mais reposa son attention sur Ritsuka. Il déposa un baiser contre le lobe de son oreille, avant de refermer l'étreinte qu'il détenait sur le gamin. Ritsuka se gardait immobile, le visage toujours caché, tandis qu'il imita son geste pour se serrer encore, toujours plus, simplement jusqu'à s'étouffer. Ils restèrent un long, très long, moment ainsi lover, avant que Sôbi se détache légèrement.

Il riva ses yeux bleus dans ceux de Ritsuka, le fixant lentement avec une profondeur qui lui était habituel. L'Aoyagi, les yeux rivés sur la mer qui s'étendait devant lui en deux orbites, ne dit mot. La voix douce, murmuré et occasionnellement grave de Sôbi s'éleva à lui.

- Ça ira, Ritsuka. Je serais toujours la pour te protéger, n'aie pas peur. Peu importe ce qu'il arrive, je donnerai tout pour toi. Je t'aime, Ritsuka.

Les craintes de l'enfant semblèrent s'apaiser, alors que ses tremblements cessèrent. Il redressa lentement ses oreilles félines, adoptant déjà une mine quelque peu plus légère.

- Allons manger, Ritsuka. Tu dois reprendre des forces. Il glissa ses mains sous le dos et les jambes du gamin, puis le souleva lentement dans ses bras. Ritsuka ne dit mot, et se laissa simplement porter.

Les pas de Sôbi quittèrent la chambre, pour pénétrer dans la cuisine où patientait Kyo en mâchouillant sa sucette. À l'arrivée de son colocataire et du môme, il afficha un sourire incertain et désigna les coussins. Aussitôt que Sôbi eut déposé Ritsuka sur l'un des coussins, il prit place sur celui d'à-côté. Kyo, lui, se mit a observer sans discrétion l'Aoyagi. Qui était ce môme qui lui volait son Sô-Chan ?


- Bon appétit, lâcha tranquillement Kyo en joignant ses mains, avant de chopper ses baguettes.

- Bon appétit...
répondit vaguement Ritsuka en baissant ses yeux vers le bol, sans autres réactions.

Sôbi, lui, ne dit rien. Le repas se passa dans un silence palpable, alors que Ritsuka semblait plus jouer avec sa nourriture qu'il n'en mangeait. Ses ustensiles piquaient les pâtes lâchement, les déplaçant ici ou là, sans plus. Voyant sa négligence, Kyo fronça ses sourcils et lui lança, plus acerbe qu'il ne l'aurait souhaité :

- Un peu de politesse, quand même ! Tu pourrais nous remercier pour t'avoir loger et nour...

Il ne termina pas sa phrase, sous le regard noir que lui offrait Sôbi. L'artiste déglutit lentement et s'excusa dans un marmonnement incertain. Kyo reposa ses yeux vers son bol, s'engouffrant de pâtes pour peut-être retenir d'autres mots qui sembleront déplacés. Ainsi, quelques secondes s'écoulèrent dans le silence, avant que le chaton cassé ne se relève en titubant.

- Tu as raison, lâcha Ritsuka en inclinant les yeux. Je vais retourner chez moi. J'aurais pas du laisser Maman toute seule là-bas, de toute façon... Elle doit s'inquiéter.

Il s'écarta lentement de la table avant de se détourner. Pourtant, il ne put faire un seul pas. Deux bras l'enlaçaient, et lui refusait tout mouvement. Son dos se fit plaqué contre le torse si familier de Sôbi, qu'il reconnut sans mal.

- Sôbi ! Sôbi ! Lâche moi ! S'énerva Ritsuka, qui se débattit au mieux de sa condition. Il faut que j'y retourne ! Laisse moi partir, Sôbi, c'est un ordre !

- Je suis désolé,
répondit-il simplement sans grandes marques de remords à la voix. Mais tu vas rester avec moi. Punis-moi, mais tu restes ici.

 

 

 

Les muscles de l'enfant s'affaissèrent, alors que Kyo mangeait ses pattes en se laissant discret. Ritsuka rabaissa le visage vers le sol, rageur.

- C'est un ordre ! Un ordre ! Tu dois m'obéir ! Tu as dit que tu ferais tout ce que je dirais !

- C'est une ordre à laquelle je ne peux pas obéir, Ritsuka. Je t'aime, Ritsuka.

Les mots sonnèrent faux à l'oreille de l'enfant bouillant. Fermement, Sôbi détourna le corps du collégien pour l'appuyer contre son torse.

- Je ne risque pas de m'ennuyer, grommela Kyo en retrait, pendant qu'il fixait la querelle d'un regard plus que jaloux.

 

BcB

Publié par moi-aunrae

Samedi 6 décembre 2008 à 5:35

Désobéir pour sauver.

(Fanfic de Loveless : Animé et Manga.)

Chapitre Un : B

Ses yeux se refermèrent doucement, lové contre le torse de Sôbi. Ils étaient tous les deux au sol, contre son lit. Sa main demeurait refermée contre un pan de sa chemise, ses doigts y jouant tranquillement sans se départir de sa mine rêveuse, le rouge grimpé bien haut à ses joues, les pupilles instables. Contre la mèche de cheveux qui lui tombait devant l'oreille, son pouce allait et venait. De ses deux bras, le guerrier retenait l'enfant contre lui, protecteur, envieux. Lentement, il déposa ses lèvres derrière l'une de petites oreilles de chaton, les chatouillant du bout des lèvres.

- Sôbi ! S'opposa brusquement Ritsuka, dans un élan fortement perceptible de manque de contrôle. Ses joues s'étaient empourpré, et son regard s'était abaissé.


-
Mm ? Tu n'aimes pas... ? s'enquit innocemment Sôbi, tandis qu'il ne fit que resserrer son étreinte autour du garçon.


Tranquillement, il revint tenter de déposé ses lèvres contre ses oreilles, qui s'agitèrent. Deux petites mains se plaquèrent sur son torse pour s'écarter

- Sôbi ! Arrête ! Répéta avec moins de conviction le gamin, tandis qu'il se délia de l'étreinte de l'homme blond avec une dernière mine assuré.

Finalement, Sôbi abdiqua. Non sans demander, d'un léger sourire malicieux mais doux à ses lèvres, si cette demande relevait de l'ordre. La routine s'était installer, sans banalité, tandis que Ritsuka lui répondit, le regard quelque peu hésitant, que oui. Ainsi, le guerrier laissa l'enfant partir, redressant ses lunettes du bout de l'index.


Le silence installé, il opta pour allumer une cigarette qu'il coinça entre ses lèvres, s'affaissant confortablement contre son lit, les jambes étendues et quelques peu écartés. Près de lui, le gamin le fixait d'un oeil incertain. Pourquoi devait-il toujours fumer dans sa chambre ? Il était encore heureux que l'odeur qu'y s'en échappait ne franchissait jamais la porte. Pourtant, ses mots coulèrent.


-
Sôbi ! Ne fumes pas dans ma chambre ! Je te l'ai dit combien de fois ? Il avait lever le ton.


Peut-être un peu trop, finalement. Une voix s'éleva de l'étage d'en dessous. Sa mère ?


-
HÉ !? Qui est en haut avec toi ? Ritsuka ! Ritsuka ! Tu me caches des choses ?!


L'enfant s'immobilisa, lançant un œil paniqué vers son combattant. Sa lèvre inférieur se mordilla lentement, mais il conservait un semblant de calme. Presque machinalement, Sôbi s'était relever, déposant ses grands yeux bleus interrogatif sur Ritsuka. Calmement, il demanda
:


-
Veux-tu que je la fasse taire ?

- Non ! Répliqua toute fois Ritsuka, effrayé. C'est ma mère ! Ma mère et celle de Seimei !

-
C'est un ordre ? Demanda t'il en reprenant un certain sérieux.


Sôbi, lui, se contenta d'acquiescer. Ritsuka s'était déjà élancer vers la porte de son balcon pour l'ouvrir, dans une invitation silencieuse. Invitation motivé par les voix qui se faisait de plus en plus pressante, lui ordonnant de redescendre dans l'immédiat.

- Dépêche ! Lui intimida t'il en déposant ses yeux vifs vers Sôbi. Et je t'interdit de t'en mêler ! C'est compris ? Sors !


-
Oui ! Répliqua aussitôt Ritsuka, déposant ses mains contre le torse du guerrier pour insister celui-ci à quitter.


Sôbi s'y plia d'un deuxième mouvement, le premier occupé par un baiser rapide sur les lèvres de l'enfant, qui en resta immobilisé. Finalement, il quitta par la porte du balcon. Rapidement, la fenêtre coulissante lui glissa au nez. Il observa les rideaux se déplacer à vive allure, lui bloquant toute vision. Sans perdre de sa tranquillité, le combattant déposa une main dans sa poche de pantalon, en extirpant une clef gravé de papillons. Ses pas le portèrent à la porte de la maisonnée.

Entre-temps, à l'intérieur de la demeure, Ritsuka s'était propulsé vers la porte de sa chambre, la franchissant pour descendre les marches avec une empressement contenue. Dans son torse, son cœur battait furieusement les parois de sa chair, revenant rapidement à l'assaut. À son arriver dans le couloir, il ne dit mot, mais fit face à sa mère avec appréhension.

- O... oui ? Fit-il à la femme qui lui faisait dorénavant face. Les yeux noirs ridés de sa mère le fixait avec une certaine haine, une rage mêlé à un épuisement peu oubliable. J'étais tout seul, en haut, Maman.


-
Menteur, menteur ! Mon fils ne me mentirait jamais ! Tu n'es pas Ritsuka, rends-moi Mon Ritsuka ! clama t'elle bien haut, sans retenues aucune.


Et la tempête qui du arriver arriva. La mère se projeta sur le fils, agrippant celui-ci par ses cheveux noirâtres avant de le forcer à heurter le mur. Sa main serrait ses cheveux, les tirant, tandis qu'elle renvoyait sa tête vers l'arrière pour mieux la frapper. Ritsuka s'évertuait à se laisser calme, accueillant les assauts dans des cris à demi étouffés. Comme toujours, espérait-il, la crise ne durerait pas trop longtemps.


-
Rends moi mon Ritsuka ! Rends-le moi !


Elle relâcha ses cheveux, puis crispa ses poings. Sitôt, l'enfant ramena ses bras contre lui pour bloquer le plus gros de la nuée de coups qui retombait sur lui. Puis lentement, les coups se changèrent en griffures. Les mains bien ouvertes de sa mère courait sur ses joues, sa tête, ses bras, les ongles s'enfonçant impitoyablement dans sa chair. Effrayé, l'enfant ne pouvait que balbutier des désoler, constants, sincères mais inefficaces.

- Rends-le moi ! Rends-le moiii ! Cria t'elle à tue-tête.

Et finalement, sous les grands yeux horrifier de l'enfant blessé, la main qui le câlinait jadis avait refermer ses doigts sous un couteau. La vision du gamin devint flou, ses bras et ses membres tremblants de tout son être, répétant ses pardons à une femme au visage ravagé. Fixé par ses pupilles tremblantes, le moment redouté s'approchait. Il percevait avec une crainte doublé le couteau s'approcher de son torse a une vitesse certaine. «Je vais mourir, elle va avoir réussit, tout compte fait,» se surprit-il a penser, alors que déjà son esprit s'était résigné. «Je vais enfin savoir se qu'il a, dans la mort. Ou est parti Seimei ?»
Mais le couteau ne vint pas. Lorsqu'il réouvrit ses yeux tremblants, une main empoignait solidement le bras de sa mère.


- Sôbi... murmura l'enfant, en constant la présence de son combattant. Je... je t'avais ordonné de... de pas t'en mêler !

Sa queue féline était complètement immobile, ses oreilles rabaissés contre sa tête. Tout laissait facilement percevoir une honte certaine, un malaise évident. Il ne voulait pas que ça se sache. Maman était malade, c'est tout. Ils ne pouvaient pas... Il ne fallait pas que...

- Pardon, se contenta d'ajouter le guerrier, qui repoussa Misaki d'une main unique. Je t'ai désobéit. Tu me puniras tout à l'heure. Malgré la situation, un sourire calme s'échappa du combattant vers son maître.

Cette dernière, désabusé, tomba au sol contre le mur, laissant tomber une panoplie d'ustensile de la table à proximité. Observant Sôbi d'un drôle d'œil, elle se contenta de lancer à Ritsuka, haineuse :

-
Tu n'es pas mon Ritsuka... Mon Ritsuka m'aurait jamais fait de mal... Pars ! Va t'en ! Ne reviens plus ! Tu n'es pas mon fils ! Imposteur !

A la suite de ses propos, une vague d'ustensiles se dirigèrent vers Ritsuka qui, paralysé et immobile, ne réagit qu'a peine. Pourtant, aucune des fourchettes, des cuillères ou des couteaux ne l'atteignit. Une silhouette gracile s'était refermé autour de lui. Comme toujours, comme avant, son minois reposait contre le torse chaud de l'homme.

-
Viens, lui murmura Sôbi a son oreille féline tout en y déposant ses lèvres.

-
N... Non je... je dois rester ici. S'opposa faiblement Ritsuka, au visage contusionné, aux coupures nombreuses et à la voix défaillante.

Sans plus un mot, les pieds de Ritsuka s'écartèrent du sol. Dans les bras de Sôbi reposait désormais le petit corps félin d'un chaton cassé. Il emboîta le pas vers l'extérieur, ne lançant qu'un regard froid et imperturbable vers la femme, qui le lui rendit très bien.

Atteignant l'extérieur, Sôbi se débarrassa de sa veste, venant glisser celle-ci contre les épaules de Ritsuka. Puis docilement, il passa une main autour de lui, le maintenant contre son flanc pendant qu'il forçait le pas de l'enfant a prendre la même direction que lui. Les yeux de Ritsuka étaient tournés, fébriles, vers sa maison.

-
Sôbi...chuchota le garçon en refermant la veste contre lui.

Mais l'intéressé ne répondit que d'un chut, resserrant l'emprise de son bras contre l'enfant. Il préféra incliner lentement la tête vers le gamin, déposant une nouvelle fois ses lèvres contre ses oreilles. L'adulte huma profondément l'odeur qui s'en dégageait, avant de reprendre le gamin dans ses bras, simplement. Le reste du chemin se passa dans le silence, leur pas les menant tranquillement au Studio de Sôbi. Aucun mot n'avait été échangé, Ritsuka lunatique et Sôbi préoccupé.

BcB


 


Publié par moi-aunrae

Jeudi 4 septembre 2008 à 0:43

Voyageuse Astrale.  Aurianne DuChaîne.

Prélude :

                C'est difficile parfois d'imaginer jusqu'ou nos rêves peuvent nous mener. On peut croire à une simple distorsion de notre esprit, voir des souvenirs de nos journées ou de nos rêves.  Mais qui aurait-cru que nous puissions aller encore plus loin que ce que le monde présent désirait nous offrir ?  Plus loin encore que ce que nos yeux nous offrait de voir, plus loin que ce que nos pas foulaient, et plus loin encore que ce que nos rêves nous démontraient ?

                On dit que l'on y accède que par volonté, qu'il est d'une partie où notre corps ne peut s'y joindre, mais où seul notre esprit, notre âme, le Corps Subtil, nous permet d'accéder.  Un lieu d'où la Voûte Étoilé prend office de chemin, un lieu ou les esprits Illusionnistes peuvent s'évader ou se perdre.  Imaginez un seul instant un lieu pareil, une seule fraction de seconde.  Un certain monde astral couvert d'une délicate brume, de montagnes aussi blanche que la glace, et pourtant rocheuse.  Sans ciel, sans sol, une présence relative qu'à l'imagination du voyageur.

                Les études des Illusionnistes que peuple Teilia ont depuis longtemps nié, ou accepter la présence d'un tel monde.  L'on mentionne parfois qu'il est là ou les rêves prennent naissance, comme si le Corps Subtil se déployait que légèrement durant notre sommeil, nous laissant frôler suffisamment ce Monde qui nourrit nos rêves.  Un univers ou, chaque pensé, chaque craintes ou chaque désirs se voit matérialisé.  Là ou les âmes suivent leur chemin, et ou les voyageurs vivent leurs nuits.  Ainsi, nous pourrions dire qu'il nous est impossible d'y accédé de corps vif, et que seul notre esprit y serait accepter. 

Cellule Un :

Aux frontières du sommeil.

- « Bonne nuit, Monsieur Zack. »

                La fillette se redressa sur le bout de ses pieds, venant déposer un baiser amical sur la joue du vieil homme attablé devant un jeu de dames.  Ses longs cheveux noirâtres tombaient quelque peu devant son minois, cachant ses pupilles grisâtres étincelantes de curiosité.  À la voir, on remarquait très bien sa légère dyssynchronie (Syndrome causé par le surdouement), mais rien ne lui enlevait de son charme.  Se replaçant sur le plat de ses pieds, elle lui dévoua un sourire léger avant de filer d'un pas rayonnant jusqu'à sa chambre.  À la cantonade durant sa marche, elle lança :

- « Je vais vous avoir, demain ! »

                Sa main enlaça la poignée de la porte, tandis qu'elle prêta une oreille souriante au rire du Noble, juste avant de la refermer.  Pivotant dos contre l'entrée, son regard argenté balaya la pièce des yeux.  Elle marcha jusqu'à son armoire, se déchaussant et se déshabillant pour enfiler une tenue de nuit en lin, légèrement teinté de mauve.  Bien revêtu, elle choppa une poupée qui traînait contre le sol de sa chambre, et se glissa entre les draps froid de son lit.

- « Bonne nuit, Aube.  Bons rêves aussi.  Demain, il faut battre Monsieur Zack aux dames ! »

                Elle entoura la poupée de ses bras, l'appuyant contre son torse.  Son menton se déposa contre la tête légèrement chevelue de la petite damoiselle de chiffon, tandis que les paupières de la petite Illusionniste de treize ans se rejoignirent.  Une bonne nuit de sommeil, rien de mieux !   Son esprit vagabondait ici et là, mais il avait un bail qu'elle avait apprit à ne pas y prêter attention.  Sinon, il n'y avait aucun moyen de réussir à dormir vite, et du coup, se réveiller encore plus vite !  Demain n'attendrait pas.  Il n'attend jamais, d'ailleurs.  Elle pivota un peu, venant se coucher sur le dos en rivant ses yeux clos vers le plafond.  Sa poupée tomba légèrement de côté, contre sa hanche, et elle l'encercla d'un seul bras.

                Doucement, le sommeil la gagna.  Ne fus-ce que dans cette instant inconsciente ou le sommeil la rongeait, à la frontière qui la séparait du monde traditionnel des rêves, un sursaut envoya son cœur battre à une vitesse folle.  Elle tenta bien de se redresser, mais son corps ne semblait apte à suivre ses désirs.  Quelque chose l'attirait, quelque chose l'aspirait là-haut.  Ses yeux clos semblèrent percevoir une aura se détaché de son corps, suivant sa silhouette futilement lumineuse s'élever.  Tout se floua, l'obscurité qui avait recueilli sa chambre n'était plus qu'une plaine brumeuse, démunie de sol ou de gazon, ou le ciel n'était que très éclatante lumière.

-« Ou je suis ?  Mooonsiieur Zaaackk ! »

                Elle flottait, doucement.  La sensation était agréable, mais elle paniquait.  Son corps était entouré d'un bouclier teinté de diverses couleurs, de différentes couches.  Son aura.  Elle souleva une main pour l'observer, et n'y vue qu'une translucidité.  Elle était morte ?  C'était le Circan ? 

- « M… Monsieur Alexandre… ?  Est-ce que… ‘Que vous êtes là… ? »

                Un simple vide lui répondit.  Ce n'était pas le Circan, alors.  Sinon, Monsieur Alexandre serait venu la voir, parce qu'elle serait morte et que lui il serait là, comme toujours.  Mais il n'y était pas.  Elle était toute seule et elle flottait comme un fantôme.   Quelque part, elle était assurée qu'elle ne rêvait pas.  Les rêves ne ressemblaient pas à ça, et elle avait toujours pu se réveiller avant, même quand qu'elle avait vraiment peur.  Maintenant, quand elle essayait d'ouvrir ses yeux, il ne se passait rien.  Son cœur, ou en tout cas la sensation de son cœur, ne semblait plus là.  Elle n'avait plus rien de familier avec avant, alors elle se dit qu'elle n'était pas dans son corps comme d'habitude. 

                Elle balaya l'étendue brumeuse des yeux, entortillant se qu'elle croyait être ses doigts dans une vaine tentative de se calmer.  Au loin, elle sembla voir des montagnes.  Ses fins sourcils se froncèrent un moment.  En à peine quelques secondes, la montagne s'élevait désormais devant elle.  Quand y avait-elle été ?  C'est comme si elle s'y était téléporter par le simple bon vouloir de son esprit.  Ce n'était pas un rêve, ah ça non !   Mais aussitôt qu'elle fut près de la montagne, quelque chose la tira vers l'arrière.  Un bond la secoua et elle retomba contre les plaines lumineuses qu'elle avait quittées plus tôt.  Un fil la retenait.  La retenait à quoi ?   Le brouillard l'entourait plus que toute chose ici, et même si sa couleur d'argent attirait l'œil, elle n'était pas capable de voir jusqu'où il s'étirait.  Ses mains enlacèrent le délicat fil, et elle tenta de tirer.  Une douleur fulgurante la secoua.

- « Aahh !  Ou je suis !?  Ça fait maaaaaaal ! »  Des sanglots secouèrent sa poitrine translucide, et l'enfant tomba à genoux, démunie.

                Autour d'elle, la brume s'était épaissit.  

Cellule Deux :

Le reflet du rêve.

                Le soleil était levé depuis un moment déjà.  Ses rayons traversaient la chambre dans laquelle l'enfant s'était couché la veille.  Le temps s'écoulaient, le soleil prenait de la hauteur tandis que rien ni personne ne vint déranger la fillette dans son sommeil.  Lentement et tranquillement, comme à tous les matins ou la gamine traînait au lit, des coups délicats retentirent contre la porte de sa chambre.

- « Aurianne, lèves-toi.  Le soleil est lever, la journée a commencé. 

                Mais l'enfant n'ouvrit pas les yeux.  Elle resta endormie, se faisant sourde aux cognements du vieil homme.  Sous l'inactivité récurrente, la porte s'ouvrit.  Des pas lents et tranquilles se firent perceptibles dans la chambre de gamine.  La silhouette de Zack, dressé par les rayons filtrés du rideau, prit lentement place sur le lit.  L'une de ses mains se déplaça lentement pour se poser sur son front, tâtant sa peau.  Sa froideur et la pâle couche de sueur qui recouvrait son corps se fit rapidement connaître.  Monsieur Zack insista un moment, et voyant son état inconsciente, se pressa d'aller chercher un médecin, un soigneur.

                Quelque part dans le Circan pendant ce temps, et les temps d'inconscience qui suivraient, une paire d'yeux observait sans broncher l'état de la fillette.  Aurianne, perdu dans l'onirisme, gardait sur elle le regard protecteur d'Alexandre.

                Pourtant, à l'arrivé du soigneur, même la présence de son gardien ne put l'éveillé.  Elle était silencieuse, assoupie mollement.  Il tenta bien de l'éveillé, mais toujours, en vain.  Il prit son pouls minimal et sa température corporelle basse, rien qui ne put l'encourager.  L'état comateux de l'enfant était assuré.

Publié par moi-aunrae

Mercredi 6 août 2008 à 7:22

Ouais, pis ?

Publié par moi-aunrae

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