(Fanfic de Loveless : Animé et Manga.)
Chapitre Deux : B
Il s'éveilla faiblement, ses paupières tremblants sous la force offert pour le réveil. Tout doucement son minois se crispait et ses poings se refermaient. Ritsuka ouvrait les yeux. Il reposait dans un petit lit simple, les draps lever soigneusement jusqu'à son torse. Son esprit embrumé ne prit pas immédiatement conscience du lieu, mais une odeur familière s'échappant de l'oreiller sur laquelle il était appuyé lui donna une indice. La senteur de Sôbi...
Quelques heures avant, Ritsuka s'était assoupis dans les bras de Sôbi. Ils n'avaient toujours pas atteint le studio, et même les paroles de Kyo n'avait pas réussi a l'extirper de son sommeil...
Sôbi avait poussé la porte de son pied, de manière à ne pas déranger le chaton cassé qui reposait dans ses bras. Même si Ritsuka n'aurait jamais pu l'avoué, son sommeil le trompait. Ses yeux clos n'arrivait pas à retenir une larme. Ritsuka... Il avait pleuré. Il avait pleuré là ou ses barrières étaient finalement baissé, là ou il ne pouvait pas les ériger. Sôbi avait déposé ses lèvres contre son front, l'embrassant très délicatement entre deux coupures, deux blessures. C'est à ce moment que la porte s'était refermé derrière lui.
Le bruit causé avait avertit Kyo de la présence de son colocataire. Lorsqu'il avait pénétré dans l'entrée pour l'accueillir, il n'avait pu que remarquer la position perverse de Sôbi envers Ritsuka.
- S... Sô-chan ? C'est l'enfant de la photo ?
- Kyo, je ne suis pas un pervers. Avait-il répondu simplement avec la force de la routine, en voyant l'air bêta de l'étudiant.
- Tu mens ! Hé puis qu'est-ce qu'il fait ici ?
Sôbi n'avait rien répondu, préférant se rendre jusqu'à son propre lit, et d'y étendre l'enfant. Il avait, munie d'une grande délicatesse tendre, retiré ses souliers et sa veste, avant de remonter les draps contre lui. Par la suite, le guerrier avait quitté la chambre pour se rendre jusqu'à la salle d'eau, ou il avait rapporté sa trousse de soin. Ritsuka, toujours endormi, avait vue ses plais et ses blessures pansés et nettoyés.
Mais entre-temps, Kyo n'avait pas hésité pour tenter de prendre un peu d'attention...
- Sô-chan ! Il va dormir ici ? Mais il n'y a qu'un lit... !
- Tu prendras le sofa, avait répondu Sôbi, ailleurs. Je vais veiller sur lui.
- Qu'est-ce qu'il... qu'est-ce qui c'est passé ? Dis-moi pas que c'est ta faute ! Que tu l'as trop …
- Non. L'avait brusquement coupé Sôbi, qui avait détourné ses yeux de l'enfant endormi pour les déposés vers Kyo. Tu vois bien qu'il les a toujours. Et...je lui ai promis que j'attendrais qu'il ait assez grandit avant de les lui enlever.
- Pervers ! Pédophile ! C'est un crime ça tu sais ? puis il s'était souvenu. Mais... pourquoi il est dans cette état alors ?
- Kyo, je ne suis pas un pervers. Et puis tais-toi. Il a besoin de repos.
Ses grands yeux bleus s'étaient déposé avec douceur sur Ritsuka. Kyo, vexé de ne pas détenir l'attention qu'il possédait d'habitude du à la présence du mioche, ne put que renfoncer sa sucette entre ses lèvres, et retourner au salon.
Mais désormais, Ritsuka avait ouvert les yeux. Toujours, son esprit embrumé ne prit pas immédiatement conscience du lieu. Mais sous l'odeur familière, celle de Sôbi, qu'il avait aisément reconnu, ses sens se déployaient peu à peu. Il arrivait maintenant à bouger la tête pour élargir son champ de vue. Ou était-il ? Chez Sôbi ? C'est à ce moment qu'une main se déposa sur sa tête, caressant ses cheveux du bout de leurs doigts. Le rouge grimpa lentement à ses joues, mais il referma ses yeux. Sous les draps, sa queue avait entreprit de se mouvementé tranquillement contre le matelas.
- Sôbi... ? Chuchota le garçon d'une pointe interrogative, malgré qu'il gardait les yeux clos.
Pourtant, aucune voix ne lui répondit, seul le mouvement de la main qui se déplaçait à sa joue lui prouva une réelle présence à ses côtés. Lentement, un souffle chaud s'approcha de son minois, avant que les lèvres de son combattant effleure les siennes dans un murmure.
- Je t'aime, Ritsuka. Pour toi, je ferais n'importe quoi. Je te protégerais... Les lèvres précédemment présente se déposèrent sur les lèvres de l'enfant à demi-éveillé.
Ses yeux s'ouvrirent enfin. Ses pupilles tremblaient simplement, alors qu'il écarta timidement les lèvres pour laisser Sôbi se rendre un peu plus loin, juste... un peu. La chaleur de ses lèvres, de sa main, la chaleur de ses yeux et de sa présence semblait lui apaisé son trouble. Ritsuka était toujours couché, mais Sôbi s'était à demi-penché vers lui. De fait, il tenta de mouvementé ses bras pour enlacer le combattant, cependant ce fut de bien vains efforts, ceux-ci lui semblèrent si ankylosés que les déplacer ne semblait qu'aggraver sa situation. Malgré leurs lèvres jointes, une plainte franchie ses lèvres pour tomber contre celles de Sôbi.
- M'ff...
Sentant son trouble, Sôbi s'écarta de son sacrifice, caressant sa joue du bout des doigts, les enlaçant autour d'une mèche avant de les rabaisser à son cou. Il inclina son minois jusqu'à le déposé contre sa joue, ses lèvres près de son oreille humaine. Sa main se déplaça lentement dans sa chevelure, caressant la pointe de ses oreilles plus félines. Ritsuka rivait ses yeux dans la nuque de Sôbi, le regard maintenu en biais. Ses pupilles tremblaient tout doucement.
- Tu as mal ? S'enquit-il avec douceur, ses propos murmurés et chuchotés, tandis que ses caresses se gardaient réconfortantes.
- O... Oui... S.. Sôbi ? Je... puis il se tut, enfouissant doucement son visage dans le cou du guerrier.
Répondant à sa demande silencieuse, les bras de Sôbi s'entourèrent autour de la silhouette de l'enfant drapé, alors qu'il s'étendit lentement au-dessus de lui. Il laissa l'enfant se blottir contre le corps qui l'enveloppa, jouant d'une main dans ses cheveux délicatement. Il le gardait contre son torse, contre son cou, alors qu'il sentait s'écouler une larme discrète contre sa peau.
- Sô-chaaan ! J'ai acheter le dî... Kyo se tut, scrutant la position du maître et du servant avec une lueur d'incompréhension. Il vit lentement les bras de l'enfant s'enlacer autour de la taille de Sôbi, pour agripper leurs doigts contre un pan de sa chemise. Il ne fut pas dupe, il les vit trembler.
Aussi «discrètement» que fut son arrivé, il recula à pas de casserole. Un sourire idiot et mal à l'aise traversa ses lèvres tandis qu'il releva une main à sa nuque.
- Dé... désoler ! S'en suivit une révérence, avant qu'il se redresse de suite. Je... Je vais préparer ce dîner... ! Héhé...Hé...Heu... Venez dans... Quand que vous voudrez, hein ! Heu... Pressez-vous pas ! Hé.. hé'ff...
Sôbi tourna lentement les pupilles sur Kyo suite à son interruption, mais reposa son attention sur Ritsuka. Il déposa un baiser contre le lobe de son oreille, avant de refermer l'étreinte qu'il détenait sur le gamin. Ritsuka se gardait immobile, le visage toujours caché, tandis qu'il imita son geste pour se serrer encore, toujours plus, simplement jusqu'à s'étouffer. Ils restèrent un long, très long, moment ainsi lover, avant que Sôbi se détache légèrement.
Il riva ses yeux bleus dans ceux de Ritsuka, le fixant lentement avec une profondeur qui lui était habituel. L'Aoyagi, les yeux rivés sur la mer qui s'étendait devant lui en deux orbites, ne dit mot. La voix douce, murmuré et occasionnellement grave de Sôbi s'éleva à lui.
- Ça ira, Ritsuka. Je serais toujours la pour te protéger, n'aie pas peur. Peu importe ce qu'il arrive, je donnerai tout pour toi. Je t'aime, Ritsuka.
Les craintes de l'enfant semblèrent s'apaiser, alors que ses tremblements cessèrent. Il redressa lentement ses oreilles félines, adoptant déjà une mine quelque peu plus légère.
- Allons manger, Ritsuka. Tu dois reprendre des forces. Il glissa ses mains sous le dos et les jambes du gamin, puis le souleva lentement dans ses bras. Ritsuka ne dit mot, et se laissa simplement porter.
Les pas de Sôbi quittèrent la chambre, pour pénétrer dans la cuisine où patientait Kyo en mâchouillant sa sucette. À l'arrivée de son colocataire et du môme, il afficha un sourire incertain et désigna les coussins. Aussitôt que Sôbi eut déposé Ritsuka sur l'un des coussins, il prit place sur celui d'à-côté. Kyo, lui, se mit a observer sans discrétion l'Aoyagi. Qui était ce môme qui lui volait son Sô-Chan ?
- Bon appétit, lâcha tranquillement Kyo en joignant ses mains, avant de chopper ses baguettes.
- Bon appétit... répondit vaguement Ritsuka en baissant ses yeux vers le bol, sans autres réactions.
Sôbi, lui, ne dit rien. Le repas se passa dans un silence palpable, alors que Ritsuka semblait plus jouer avec sa nourriture qu'il n'en mangeait. Ses ustensiles piquaient les pâtes lâchement, les déplaçant ici ou là, sans plus. Voyant sa négligence, Kyo fronça ses sourcils et lui lança, plus acerbe qu'il ne l'aurait souhaité :
- Un peu de politesse, quand même ! Tu pourrais nous remercier pour t'avoir loger et nour...
Il ne termina pas sa phrase, sous le regard noir que lui offrait Sôbi. L'artiste déglutit lentement et s'excusa dans un marmonnement incertain. Kyo reposa ses yeux vers son bol, s'engouffrant de pâtes pour peut-être retenir d'autres mots qui sembleront déplacés. Ainsi, quelques secondes s'écoulèrent dans le silence, avant que le chaton cassé ne se relève en titubant.
- Tu as raison, lâcha Ritsuka en inclinant les yeux. Je vais retourner chez moi. J'aurais pas du laisser Maman toute seule là-bas, de toute façon... Elle doit s'inquiéter.
Il s'écarta lentement de la table avant de se détourner. Pourtant, il ne put faire un seul pas. Deux bras l'enlaçaient, et lui refusait tout mouvement. Son dos se fit plaqué contre le torse si familier de Sôbi, qu'il reconnut sans mal.
- Sôbi ! Sôbi ! Lâche moi ! S'énerva Ritsuka, qui se débattit au mieux de sa condition. Il faut que j'y retourne ! Laisse moi partir, Sôbi, c'est un ordre !
- Je suis désolé, répondit-il simplement sans grandes marques de remords à la voix. Mais tu vas rester avec moi. Punis-moi, mais tu restes ici.
Les muscles de l'enfant s'affaissèrent, alors que Kyo mangeait ses pattes en se laissant discret. Ritsuka rabaissa le visage vers le sol, rageur.
- C'est un ordre ! Un ordre ! Tu dois m'obéir ! Tu as dit que tu ferais tout ce que je dirais !
- C'est une ordre à laquelle je ne peux pas obéir, Ritsuka. Je t'aime, Ritsuka.
Les mots sonnèrent faux à l'oreille de l'enfant bouillant. Fermement, Sôbi détourna le corps du collégien pour l'appuyer contre son torse.
- Je ne risque pas de m'ennuyer, grommela Kyo en retrait, pendant qu'il fixait la querelle d'un regard plus que jaloux.
BcB
